


Crédit photo : Manon Gilbert
Sauvée par mon chandail
Ça commence bien. Première journée de compétition et premier faux départ. Au lieu de me retrouver devant une foule en liesse pour applaudir la championne du monde à l’haltérophilie, je me retrouve devant un tatami vide?!?!?
Trouvez l’erreur?
J’ai pris le mauvais autobus.
Mais il faut dire qu’à Pékin, il y a de quoi en perdre son chinois avec le nom des amphithéâtres: gymnase de l’Université des technologies industrielles de Pékin, gymnase de l’Université de l’aérospatiale de Pékin, gymnase de l’Université des sciences et technologies de Pékin, gymnase de l’Université de Pékin, gymnase de l’Université polytechnique de Pékin.
Ça devient quelque peu « confusant ». Surtout que les autobus du judo (MB17) et de l’haltérophilie (MB16) se suivent, tant dans le guide de transport que dans le stationnement.
Mais l’erreur n’est pas trop grave. Les deux sites sont un à côté de l’autre… sur la carte. Un préposé m’indique la route, en précisant que j’en ai pour au moins 25-30 minutes de marche.
Rien du tout, dites-vous! Sauf qu’avec un sac à dos et un ordinateur, par une chaleur écrasante et un taux d’humidité à la limite du tolérable, j’arriverai à destination complètement liquéfiée!
Mais voilà que surgit mon sauveur: Mike, un Ontarien de Hamilton, qui travaille pour la compagnie responsable de tout l’éclairage des sites de compétition.
Il a reconnu le logo de Radio-Canada sur mon chandail.
Il confirme les dires du préposé chinois, 25-30 minutes de marche ou 10 en autobus, sans compter le temps d’attente.
Comme Mike est à Pékin depuis le 24 juin, il a établi quelques contacts.
Il appelle l’un des chauffeurs de sa compagnie et en moins de deux me voilà en route pour l’Université de l’aérospatiale de Pékin.
Grâce à son efficacité et à sa gentillesse, je n’ai pas raté la prestation de Marilou Dozois-Prévost.