Bonjour,
Comme je vous l’écrivais hier, ç’a été une journée tellement chargée en émotions que, survoltée, j’ai décidé de sauter ma nuit de sommeil pour partir avec toute l’équipe de
La zone olympique à 4 h 30. J’ai assisté à leur réunion de production et échangé de bonnes histoires, avec Michel Villeneuve, un vrai sac à blagues.

Drôle et vif, parfois baveux ou grinçant, il m’a fait me bidonner à souhait, histoire de bien entamer une journée si colorée. Disons qu’avec si peu d’heures de sommeil ces derniers jours, je suis comme on dit, bon public.
Il faut vraiment être là pour entendre toutes les blagues qui peuvent se dire quand les caméras sont éteintes. Et ça, c’est quand elles ne sont pas en marche comme ce matin, lorsque Jacinthe a fait un de ces lapsus (… la médaille au c..) qui a fait littéralement brailler l’équipe. Et mon Michel de se retenir tant bien que mal avec les épaules sautillantes pendant que la caméra faisait un plan ailleurs. Lorsque la pause publicitaire est arrivée, nous avons tellement éclaté de rire que j’ai dû repasser au maquillage. Un moment cocasse estampé Beijing 2008.
Ce soir, ç’a été une autre très belle soirée à la piscine où nos deux Canadiennes ont atteint leurs objectifs respectifs.

D’un côté, Émilie Heymans a fait une excellente prestation en réussissant ses 5 plongeons pour des notes qui ont varié entre 7,0 et 9,5. Trois d’entre eux étaient vraiment superbes (1-3-5). Et les deux autres (2-4), à quelques degrés de la verticale parfaite, peuvent encore s’améliorer et aller chercher plus de points.
Il y a quelques semaines, à la piscine olympique de Montréal, j’ai assisté à un entraînement où elle avait réussi TOUS ses plongeons pour des notes de 9 et de 9,5. Donc, elle n’aura que quelques ajustements à faire demain matin en demi-finale. Et pour la finale en soirée, la petite dose d’adrénaline aidant, les quelques degrés manquants à la verticale devraient disparaître pour faire place à un couteau qui fend l’eau. Elle termine donc 3e des éliminatoires, à 25 points de la numéro 1.
Quant à Marie-Ève Marleau, elle a terminé 17e pour passer de justesse en demi-finales. (On retenait 18 des 29 plongeuses présentes.) Elle a réussi deux très bons plongeons (le premier et le dernier), mais les trois autres étaient très ordinaires. La chose que je retiens de cette athlète fort sympathique, c’est son attitude tout au long de la compétition.

Elle s’est amenée, pour sa première ronde olympique, de façon déterminée, sans paraître aucunement intimidée ou angoissée par la tâche à accomplir. Ça m’a réjoui, car au-delà de sa technique parfois problématique, elle a une présence et un caractère qui sont à l’origine de sa participation aux Jeux et à la prochaine ronde de demi-finale.
Je vais aller récupérer un peu de sommeil, et demain je serai fidèle au rendez-vous de
La zone olympique, dès 8 h 15.
Passez une belle journée, il est 23 h 40 et je m’apprête à aller souper. Ouf!
À+