

Chaque catégorie de tir sportif possède sa propre technique et ses difficultés. Neuf épreuves masculines et six épreuves féminines seront présentées aux Jeux de Pékin.
Femmes et hommes concourent à la carabine, au pistolet ainsi qu'au tir aux pigeons d'argile. Seuls les hommes peuvent prendre part à l'épreuve de cibles mobiles.
Le baron Pierre de Coubertin n'allait pas manquer une si belle occasion. Ex-champion de France au pistolet, le père fondateur des Jeux olympiques de l'ère moderne a fait inclure cinq épreuves de tir dans la programmation des Jeux d'Athènes en 1896: deux de gros calibre (fusil et fusil de guerre) et trois de pistolet. Au grand plaisir du baron, le tir a été la discipline qui a attiré le plus grand nombre de sportifs.
La suite des événements devait lui donner encore raison. Pour tous les Jeux subséquents, le tir s'est toujours classé parmi les quatre sports réunissant le plus d'adeptes. Un constat qui n'a rien de surprenant, même si les débats sur la pertinence d'accueillir des armes à feu sur une scène consacrée au rapprochement des peuples de la Terre n'ont jamais cessé.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, par exemple, une controverse a éclaté au sujet de la progression constante du nombre d'épreuves olympiques de tir. Il y en avait 15 aux Jeux de 1912, et 5 de plus à ceux d'Anvers, en 1920. On a donc réduit le nombre d'épreuves à 6 pour les Jeux de 1924, à Paris, avant de rayer complètement ce sport des Jeux d'Amsterdam en 1928.
Le tir n'allait cependant pas mourir de sa belle mort, car il était trop profondément ancré dans les mœurs de certaines nations. L'histoire nous apprend, en effet, que, dès le 16e siècle, des festivals de tir étaient organisés dans des villes du nord de l'Europe.
Pour faire face aux soubresauts de l'actualité mondiale et de l'éthique olympique, le tir sportif a donc dû plier, mais sans casser, comme un roseau. La tactique était bonne, car il était de retour avec deux épreuves au cours des Jeux de 1932, à Los Angeles.
Les femmes ont pu participer aux Jeux olympiques à partir de 1968 à Mexico. À cette époque, elles tiraient aux côtés des hommes dans les mêmes épreuves. C'est l'Américaine Margaret Murdock, aux Jeux de Montréal, en 1976, qui a eu l'honneur d'être la première femme à remporter une médaille (l'argent). En 1984, à Los Angeles, les femmes ont vu quatre épreuves leur être exclusivement réservées. La « ségrégation? » a été totale à partir de 1996.
La Fédération internationale de tir sportif (ISSF) est actuellement
composée de 157 fédérations nationales.