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JOUR 17 des compétitions
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Sports

Taekwondo

Description

Chez les hommes et les femmes, un combat se déroule en trois rounds de deux minutes, entrecoupés de pauses d'une minute. Les adversaires — Chung (bleu) et Hong (rouge) — tentent de marquer des points avec des coups de pied ou de poing sur des zones bien définies de la tête et du corps.

Un concurrent peut inscrire une victoire par K.-O., par l'accumulation du plus grand nombre de points à l'issue du temps réglementaire, par forfait si son adversaire accumule quatre points de pénalité, ou par disqualification pure et simple.

Un combat peut également prendre fin s'il y a un écart de 7 points entre les deux athlètes, ce qui arrive plus souvent qu'on le pense. Même chose lorsqu'un des athlètes atteint 12 points. C'est dire qu'à 11-11, le prochain point détermine le gagnant.

Finalement, dans le cas d'une égalité au pointage final, il y a un round additionnel au cours duquel le premier point marqué donne la victoire. C'est ce qu'on appelle la mort subite, ou le point d'or.

Dans le cas où aucun des adversaires ne marque de point au cours de ces 2 minutes additionnelles, la victoire sera accordée au combattant ayant été le plus agressif ou ayant le plus souvent pris l'initiative lors de ce round de prolongation, sans tenir compte des rounds précédents.


Historique

Un art martial vieux de 2000 ans, devenu une épreuve sportive des Jeux de l'an 2000, peut-il devenir le « sport olympique du troisième millénaire »? Cette thèse des dirigeants de la Fédération mondiale de taekwondo (WTF) a fait partie de l'arsenal d'arguments percutants et efficaces qu'il leur a fallu déployer pour convaincre les membres du Comité international olympique (CIO) de faire une place dans la programmation des Jeux à « la voie des mains et des pieds ».

Il faut convenir qu'en moins de 40 ans, cet art martial, originaire de Corée et autrefois appelé su-bak, a connu un essor fulgurant. Les premiers témoignages de la riche histoire de ce sport viennent de peintures murales qui ornent les tombes royales de la dynastie Koguryo, découvertes par des archéologues au milieu des années 30. La construction de ces tombes daterait d'un peu plus de 2000 ans.

Le su-bak aurait connu ses heures de gloire au 13e siècle. Il était alors pratiqué par de nombreux Coréens et les compétitions attiraient de grandes foules. Longtemps confinées au territoire coréen, les diverses variantes du su-bak ont presque disparu au cours de la première moitié du 20e siècle parce que les occupants japonais en avaient interdit la pratique, de peur qu'elle n'attise la volonté de résistance de la population.

La libération de la Corée au terme de la Deuxième Guerre mondiale a permis de faire revivre les arts martiaux. Leurs nombreuses variantes ont été regroupées sous une entité unique, la Fédération coréenne de taekwondo.

Au cours de la décennie suivante, des émigrants sud-coréens ont grandement contribué à la propagation universelle du taekwondo. Le premier championnat du monde a attiré des concurrents de 19 pays à Séoul, en mai 1973. Un événement qui a aussi servi de scène à la création de la WTF.

Sept ans plus tard, le CIO en a reconnu le caractère international et a accepté que le taekwondo soit en démonstration aux Jeux de Séoul en 1988, puis à ceux de Barcelone en 1992. En moins de 40 ans, le taekwondo s'est implanté dans plus de 150 pays.

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