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JOUR 17 des compétitions
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Sports

Canoë-kayak

Description

Les épreuves de vitesse — les sprints — sont disputées en eaux calmes, dans un bassin artificiel, comme c'était le cas à Sydney et à Athènes, ou sur un lac, comme à Atlanta. Par contre, les épreuves de slalom nécessitent les eaux turbulentes d'une rivière ou d'un bassin artificiel. Cette dernière solution a été retenue par le comité organisateur des Jeux de Pékin.

Le bassin des épreuves de vitesse comprend neuf couloirs pour accueillir un nombre maximal de concurrents dans chacune des vagues. Chaque compétiteur se voit assigner un couloir. Les canoës ou les kayaks sont alignés derrière des barrières qui s'ouvrent en même temps au moment du départ.

En slalom, les concurrents s'élancent les uns après les autres sur un parcours d'au moins 300 mètres de longueur qui compte de 20 à 25 portes suspendues au-dessus de l'eau. Comme en ski alpin, l'objectif consiste à se rendre à la ligne d'arrivée le plus rapidement possible, en passant à travers toutes les portes.

Les kayakistes ne doivent pas toucher celles-ci, sous peine de recevoir une pénalité de temps. Six de ces portes doivent être placées de façon à ce que les concurrents remontent le courant pour les passer.

En slalom comme en sprint, les épreuves de canoë sont réservées aux hommes. Bref, 9 des 12 épreuves de sprint et 3 des 4 épreuves en eaux vives sont masculines.


Historique

Le premier homme qui a eu l'idée de creuser un tronc d'arbre, de s'y installer en équilibre, puis de se servir d'un objet quelconque pour propulser son embarcation sur une rivière ou un lac était loin de se douter qu'un jour, ce mode de transport rudimentaire deviendrait un sport olympique.

Il a évidemment fallu des millénaires d'évolution pour que les populations indigènes d'Amérique du Nord et du Sud, de Polynésie et de l'Arctique raffinent leurs techniques pour qu'on en arrive aux canoës et aux kayaks utilisés aujourd'hui. Sur la côte ouest américaine, des tribus utilisaient des arbres entiers pour les transformer en canoës capables de transporter une cinquantaine de personnes.

L'expression espagnole «piragüismo», utilisée pour nommer ce sport, rend vraiment justice au fait que c'est la pirogue qui en est l’ancêtre. Cependant, c'est en Angleterre, au tournant du 19e siècle, que des clubs nautiques ont adopté ces embarcations pour leur donner une vocation sportive.

Un avocat anglais, John MacGregor, a joué un rôle déterminant dans la popularisation de ce sport en construisant son propre kayak, inspiré des embarcations inuites, et en passant une vingtaine d’années à pagayer sur les rivières et les lacs d'Europe.

Ses récits de voyage et ses conférences ont poussé de nombreuses personnes à l'imiter. En 1866, MacGregor a donné une poussée encore plus décisive à ce sport en fondant le Royal Canoe Club.

En 1867, plus de 300 concurrents se sont inscrits pour rivaliser de vitesse à la première régate organisée par ce club. Et ils devaient respecter les premières règles édictées pour encadrer le déroulement des compétitions.

De ce côté-ci de l'Atlantique, les plus vieilles associations nationales, celles du Canada et des États-Unis, ont vu le jour au début du 20e siècle. En 1924, les délégués de plusieurs pays se sont réunis à Copenhague pour fonder une fédération internationale dans le but d'harmoniser les règles à l'échelle de la planète.

L'idée d'intégrer ce sport au programme officiel des Jeux olympiques a été rejetée à trois reprises par le Comité international olympique (CIO) avant que les premières médailles de canoë-kayak soient attribuées, aux Jeux de Berlin, en 1936, à des concurrents originaires de 19 pays.

Depuis ce temps, le changement le plus important a été l'ajout des épreuves de slalom en eaux vives lors des Jeux de Munich en 1972. Absentes des Jeux de 1976 à 1988, ces épreuves sont revenues au programme olympique en 1992 à Barcelone.

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