Dès son arrivée à Pékin, Chantal Petitclerc savait que sa journée de dimanche serait spéciale.
Elle devait participer à trois courses, une demi-finale le matin et deux finales en moins de 75 minutes en début de soirée.
Chantal n'avait jamais vécu pareille situation et s'inquiétait un peu, car elles n'étaient que deux compétitrices à devoir se taper un tel horaire.
Mais comme elle le savait dès le début, la plus grande athlète paralympique de l'athlétisme s'est préparée en conséquence. Résultat: elle a gagné les trois courses facilement, établissant une marque mondiale chaque fois.
Chantal Petitclerc est comme tous les grands athlètes. Elle ne compte pas que sur son talent. Elle s'entraîne plus ou mieux que les autres et elle se prépare plus ou mieux que les autres.
Il ne lui reste que le 1500 m pour réussir un deuxième quintuplé consécutif. Je lui ai demandé si elle serait motivée pour cette course.
« Quelle question stuuuupiiiide », m'aurait dit Pat Burns à une certaine époque.
Chantal m'a expliqué qu'elle avait toujours une motivation, que ce soit la vitesse à atteindre, le temps à réaliser ou la médaille à remporter. Et elle a encore des objectifs pour ces Jeux paralympiques de Pékin qui devraient être ses derniers.
La reine de la piste veut changer de rythme et passer aux courses sur route. Elle rappelle qu'André Viger est le seul Canadien à avoir remporté le marathon de Boston et qu'elle aimerait bien rouler dans le sillon de celui qui a été une idole pour elle.
Les marathons et les courses sur route, ça veut aussi dire des voyages éclair de quatre jours avec séjours dans de beaux hôtels. Ça changera des séries de réunions internationales et des camps d'entraînement où on est toujours en équipe, et où on partage les chambres de dortoir et la bouffe de cafétéria…
Mais le marathon, il y en a un aux Jeux paralympiques.
Peut-être que, d'ici là, elle aura le temps de s'ennuyer un peu de la vie de groupe et qu'elle aura envie de visiter la cafétéria paralympique de Londres…
Et de trois pour le Canada?
Le Canada a accédé au match de la médaille d'or en basket-ball masculin avec une victoire en deuxième période de prolongation contre les Américains.
Un match complètement fou où les États-Unis avaient pris une avance de 25-15 au premier quart. 25 points dans un quart, c'est énorme dans un sport où personne n'a atteint les 100 points dans un match au cours du tournoi.
La défense du Canada s'est réveillée et l'écart a commencé à rétrécir au troisième quart.
Les Américains avaient tous l'air de Shaquile O'Neal à la ligne des lancers francs et le Canada en a profité pour créer l'égalité avec 16 secondes à jouer sur le tir de trois points du meilleur joueur au monde, Patrick Anderson.
Les Canadiens ont dû effectuer une autre remontée pour forcer la tenue d'une deuxième période de prolongation avant de finalement l'emporter 69-62. Anderson a fini le match avec 33 points.
Le Canada tentera maintenant de devenir la première équipe de l'histoire à remporter trois médailles d'or consécutives.
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