


Athlétisme / Canada
Mise à jour le jeudi 14 août 2008 à 11 h 31
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Photo: La Presse Canadienne /Adrian Wyld Les Gramantik |
Les Gramantik a mis les points sur les « i ». « I » comme dans « interdiction ».
L'entraîneur de la délégation canadienne d'athlétisme a implanté une politique « Pas de famille, pas d'amis » pour éviter à ses protégés toute distraction avant leurs épreuves.
« La plupart de mes mesures spéciales sont rarement populaires, a avoué Gramantik, jeudi, en conférence de presse. Je n'ai pas encore vu de fleurs ou de chocolat devant ma porte.
« Nous avons déjà eu des situations où une conjointe se tenait avec l'équipe, et ce n'était pas un environnement positif, a poursuivi le loquace entraîneur. Les joueurs de la LNH ne vont pas à la finale de la Coupe Stanley avec leur épouse, et ça ne devrait pas être différent pour nous. »
Gramantik ne vise pas seulement les athlètes masculins. Il a même servi à la blague un message à Nathaniel Miller, de l'équipe canadienne de water-polo, l'ami de coeur de la spécialiste de l'heptathlon, Jessica Zelinka.
« Je lui ai dit que je lui couperais la tête s'il s'approchait de Jessica! »
Des tests aléatoires?
Si Gramantik se montre ferme envers ses athlètes sur la discipline, il n'hésite pas à les défendre sur la question du dopage.
Les officiels des Jeux ont certes le droit d'effectuer leurs tests, mais les méthodes sont parfois discutables. Par exemple, les trois athlètes contrôlés à Singapour, où le Canada a tenu son camp de préparation, sont Gary Reed, Tyler Christopher et Priscilla Lopes-Schliep, les trois meilleurs espoirs de l'équipe.
« Ils disent que les tests sont faits au hasard. J'aimerais choisir mes numéros de loterie au hasard », a ironisé Gramantik.
Ces tests mettent également une lourde pression sur les dirigeants de l'équipe. Les athlètes peuvent être contrôlés à tout moment et en tous lieux, et ils doivent être disponibles dans l'heure qui suit l'annonce du test.
« Si quelqu'un vient et me demande où est Jessica Zelinka, je vais devoir répondre: "Je ne sais pas, elle est partie marcher sur la place Tiananmen". J'espère que ça n'arrivera pas, mais si oui, je devrai partir à sa recherche. »